À propos du domaine Domaine de la Bergerie
L'histoire du Domaine de la Bergerie ressemble à un roman familial où chaque génération réinvente l'intrigue. Tout commence en 1961 quand Marie-Scolastique Guégniard et son mari Auguste rachètent à la bougie des terres abandonnées par un notable qui avait laissé ses vignes de chenin dépérir – à une époque où personne ne misait vraiment sur l'Anjou viticole. Leur fille Marie-Agnès hérite de ce défi en 1964 et, avec son mari Bernard, transforme ces 6 hectares de friche en vignoble productif, se spécialisant dans les liquoreux qu'ils écoulent auprès d'une clientèle fidèle en Bretagne et dans la Manche. Mais c'est avec Marie-Annick et son époux Yves, arrivés en 1979, que l'aventure prend une nouvelle dimension : ils étoffent le patrimoine viticole avec des parcelles en Quarts-de-Chaume Grand Cru, Savennières et Coteaux du Layon 1er Cru, conquièrent Paris puis les États-Unis, et surtout, révolutionnent leur style en développant les blancs secs par curiosité avant que ce ne devienne une évidence commerciale. Yves devient même président de l'AOC Anjou Blanc, consacrant cette montée en gamme. En 2007, Anne Guégniard, forte de sa formation en sommellerie et restauration, insuffle un vent nouveau en convertissant le domaine au bio (certification 2016) et en poussant encore plus loin la production de vins secs, notamment sur le terroir de Chaume. Depuis 2018, sa sœur Marie l'a rejoint, perpétuant cette belle histoire de femmes qui font évoluer un terroir avec audace et respect.
Informations du domaine Domaine de la Bergerie
Services & accueil
Guide Vert 2026 Domaine de la Bergerie
Depuis que les sœurs Anne et Marie Guégniard ont rejoint leur père Yves à la tête de cette propriété emblématique du Layon, le Domaine de la Bergerie vit une renaissance remarquable. Là où régnait autrefois un classicisme bien établi, particulièrement reconnu pour ses liquoreux, souffle désormais un vent de modernité assumée. Cette transformation s'opère avec intelligence et respect du patrimoine familial.
Les deux femmes ont d'abord repensé leur approche viticole, obtenant la certification bio en 2016 et affinant leurs pratiques avec des tris d'une précision remarquable. Mais c'est surtout leur vision œnologique qui impressionne. Plutôt que de se contenter de perpétuer l'héritage, elles ont eu l'audace de détourner leurs plus beaux terroirs historiques de liquoreux vers la production de grands vins secs. Une démarche risquée qui porte ses fruits.
Leurs deux cuvées phares illustrent parfaitement cette philosophie. Zerzilles naît sur les schistes houillers et grès de Chaume, élevé en barriques de 400 litres pour une approche équilibrée entre bois et fruit. Vauchaumier exploite quant à lui les schistes du Briovérien des Coteaux du Layon, vinifié en imposantes jarres de grès de 1 000 litres qui préservent la pureté minérale du terroir. Cette mosaïque géologique offre aux sœurs Guégniard une palette expressive remarquable, qu'elles savent orchestrer avec une maîtrise grandissante. Un domaine en pleine mutation qui mérite le détour.