À propos du domaine Clos Canarelli - Tarra di Sognu
Imaginez la scène en 1992 : Yves Canarelli hésite à reprendre les vignes familiales, cette activité que son père considérait comme secondaire, puis se retrouve dans une ancienne cave coopérative surdimensionnée qu'il partage avec sept autres vignerons du sud de la Corse, équipée de seulement deux pressoirs – autant dire que les vendanges ressemblent à un embouteillage de tracteurs ! Mais ce chaos apparent cache une détermination qui va transformer le paysage viticole corse. Yves parvient rapidement à attirer l'attention des sommeliers et journalistes avant de voler de ses propres ailes en tant que vigneron indépendant, cultivant ses parcelles en biodynamie pour produire des AOP Corse Figari d'exception. Ce qui rend ce domaine vraiment fascinant, c'est sa mission de résurrection : Yves s'est donné pour défi de redonner vie aux cépages anciens autochtones tombés dans l'oubli, maniant avec maestria vermentinu, carcagholu neru, sciaccarellu, minustellu, genovèse et niellucciu comme un archéologue du goût. Entre innovation et tradition, il n'hésite pas à revenir aux méthodes ancestrales avec des vinifications en amphore pour certaines cuvées, faisant du Clos Canarelli l'un des domaines les plus dynamiques de l'île. La construction d'une nouvelle cave en 2007 marque l'aboutissement de cette aventure commencée dans le désordre joyeux d'une coopérative partagée, preuve que les plus belles histoires naissent parfois du chaos.
Informations du domaine Clos Canarelli - Tarra di Sognu
closcanarelli.com
Encépagement
Services & accueil
Guide Vert 2026 Clos Canarelli - Tarra di Sognu
Yves Canarelli et son fils Simon-Paul s'imposent aujourd'hui parmi les vignerons corses les plus respectés, orchestrant ensemble une aventure familiale remarquable. Leur histoire commence avec le Clos Canarelli à Figari, 33 hectares qui leur ont forgé une solide réputation. Mais c'est en 2016 que leur vision prend une nouvelle dimension.
En s'associant avec le sommelier Patrick Fioramonti, ils plantent alors leur premier clos sur les calcaires de Bonifacio, donnant naissance à Tarra di Sognu. Ce terroir calcaire révèle un potentiel exceptionnel, produisant des vins d'une intensité saisissante. La géologie particulière de Bonifacio, si différente de Figari, offre une palette aromatique unique qui enrichit considérablement leur gamme.
Simon-Paul franchit cette année une étape personnelle en créant son propre domaine, toujours à Bonifacio. Son clos muré de 8 hectares, partagé équitablement entre vermentinu et sciaccarellu, témoigne d'une approche réfléchie et patiente. Cette répartition équilibrée entre les deux cépages emblématiques de l'île laisse présager des cuvées d'une belle cohérence.
Il faudra attendre mai 2026 pour découvrir ses premiers blancs du millésime 2025. Quant aux rouges, la philosophie d'élevage long de la famille nous fait patienter jusqu'en 2027. Cette temporalité assumée révèle leur conception exigeante du vin corse, loin des modes et des impératifs commerciaux immédiats.